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Boogie Matt Weavil (from Bo Weavil)
Roots & Boogie Maestro

Charismatique chanteur à la voix puissante, chaude et émouvante, guitariste instinctif, hypnotique et violent, harmoniciste brut et envoûtant, Boogie Matt est un artiste rare tant par la ferveur de ses interprétations que par son sens inné de l’improvisation.

D’origine parisienne, il subjugue toutefois ses pairs, s’imaginant entendre une authentique légende du Blues du sud des États-Unis. Les paroles de ses chansons trouvent leur inspiration à travers le langage issu de la culture afro-américaine. N’hésitant pas à puiser les ingrédients dans sa vie personnelle, il concocte des blues épicés, parfois spontanément à l’instar des vieux bluesmen d’antan.

Tantôt par ses accords arrachés à coup de slide, tantôt par ses riffs d’harmonica cuivrés, parfois encore martelant des rythmes endiablés à l’aide de ses chaussures à claquettes, Matt ne joue pas le blues, il le “prêche” de tout son corps et son âme avec une telle conviction que certains y voient une preuve de réincarnation.

Boogie Matt présente en petite formation ses toutes dernières compositions dans un style explosif et jubilatoire, volontairement primitif et dépouillé, influencé par les sonorités charnues et survoltées du boogie-blues électrique des années ‘60. Matt contraste parfois son répertoire, interprétant en solo quelques morceaux de Mississippi-Delta-Blues en acoustique dans le style d’autrefois.

Un nouvel album est en cours de préparation, annoncé pour le printemps 2009.

 

Biographie

Issu d’une famille de musiciens depuis plusieurs générations, Boogie Matt (de son vrai nom Matthieu Fromont) naît dans les années ’70 à Paris. Il passe sa petite enfance à parcourir le pays au gré des tournées de ses parents, artistes majeurs du mouvement Folk très en vogue à l’époque. Il est bercé dès son plus jeune âge par les musiques traditionnelles et ethniques du monde entier. Enfant, il étudie en autodidacte la batterie, la guitare et l’harmonica.

Au fil des années, Matt affectionnera plus particulièrement les musiques “black” ; c’est à l’écoute des vinyles de ses parents qu’il découvre les musiques Africaines et Cubaines, le Jazz, le Reggae, le Zydeco, le Funk, la Soul, le Hip-Hop qui débarque alors tout juste en Europe, et bien sûr le Blues qui deviendra son influence majeure. C’est par l’écoute assidue des enregistrements de bluesmen tels que John Lee Hooker, Lightnin’ Hopkins, Muddy Waters, Sonny Boy Williamson, Sonny Terry, Robert Johnson, Big Joe Williams, Johnny Shines et tant d’autres que Matt va s’initier à la maîtrise vocale et instrumentale du genre.

Propulsé par Lee Halliday (qui a aussi lançé la carrière d’un certain Johnny du même nom…), il débute sa carrière en 1993 avec une formule “One-Man-Band”. Sa singularité instrumentale consiste en la synchronisation de son jeu de guitare et d’harmonica, additionnée d’un surprenant jeu de claquette sur une planche à laver (ou washboard), Boogie Matt est un homme-orchestre accompli. Il propose alors un répertoire de compositions et d’adaptations de blues traditionnels dans le style rural du Mississippi-Blues des années ‘30-‘40. Parallèlement il crée le groupe Bo Weavil en compagnie de Vincent Talpaert qui assure la contrebasse et la batterie et de Ludovic Binet qui complète parfois la formation au piano. Ils élaborent ensemble leurs Blues alliant un groove hypnotique et un son poisseux, qui n’est pas sans rappeler le son des vinyles des années ‘50.

Ils vont ainsi anticiper l’émergence d’un revival du genre et devenir orfèvres en la matière. Ensemble ils vont graver trois albums, les deux premiers “Early Recordings” (1999 – Lenox Records) et “Midnight Rumble With Bo Weavil ” (2001- Lenox Records) vont les précipiter d’emblée sur les planches des festivals de blues les plus prestigieux d’Europe. Acclamé par les critiques et par le public, Bo Weavil sera même le premier groupe de blues Français à se produire autant hors des frontières françaises, ouvrant ainsi la porte à d’autres artistes français alors boudés par l’auditoire étranger. À maintes reprises, Bo Weavil remportera des “Trophées France Blues” parmi lesquels ceux du “Meilleur Groupe Européen 2001” et du “Meilleur Disque de l’année 2001”. Boogie Matt remportera celui du “Meilleur Artiste 2004”.

Après des années de tournées sur toute l’Europe et au Canada (Festival du Mont-Tremblant - Montréal), ils sortent l’album “Mo’ Diggin” (2006 – A*Rag Records/Because Music). Les Bo Weavil jouissent d’une reconnaissance unanime auprès des très nombreux artistes et musiciens qu’ils rencontrent sur la route des tournées parmi lesquels les Fabulous Thunderbirds, Bill Wyman (ex des Rolling-Stones), Manu Chao et plus particulièrement Ben Harper qui leur demandera d’assurer l’ouverture d’un de ses concert à l’Olympia (Paris) en juillet 2006. Ce dernier va même contribuer considérablement à leur promotion en parlant du groupe en direct dans l’émission “Le Grand Journal” sur canal+ et en sélectionnant un de leur titre (Big Road Blues - “Mo’ Diggin”) qui apparaît sur une compilation de ses morceaux de blues préférés. Ce même été, ils se produisent entre autres en 1ère partie de Betty Lavette à La Cigale (Paris) et aux Euroquéennes de Belfort où ils partagent la scène pour quelques titres avec Camille et Seb Martel. Cette nouvelle notoriété leur permet de sortir du confinement du réseau blues et d’accéder aux scènes dites de “Musique Actuelles”.

Depuis 2007, Boogie Matt multiplie les projets et écrit de nouvelles chansons. Il enregistre entre autres un duo avec le slammeur D’ de Kabal sur l’album Bouchazoreill’ (2007 – Because Music) et expérimente depuis peu un métissage de sa musique au travers de ses différentes affinités musicales, inspiré par des artistes tels que :
Ali Farka Touré, Boubacar Traoré, Tinariwen, The Meters, James Brown, Sly & The Family Stone, Toots & The Maytals, Bob Marley, J.J Cale, Taj Mahal, Ry Cooder, Ben Harper, Pura Fe, Corey Harris et beaucoup d’autres…
Boogie Matt Weavil