
ROBERT « WOLFMAN » BELFOUR
A Man, A Guitar
And The Blues...
Un homme, une guitare et le Blues...
Extraits sonores
Done Got Old de l'album "What's Wrong With You"
Pushin' My Luck de l'album "pushing my luck"
You Got Me Crying de l'album "pushing my luck"
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Robert Belfour est né le 11 septembre 1940, au sud de Holly Springs, Mississippi, dans une de ces baraques situées sur la plantation «Hurdle Farm » où son père, métayer, cultivait du coton.
Son père, qui jouait dans la maison ou dans les piques-niques
des airs appris de Charley Patton, Blind Lemon Jefferson ou John Lee Hooker,
lui montre les rudiments de la guitare. Robert a sept ans et à ce moment
là, il sait qu’il jouera de cet instrument, quoiqu’il arrive.
Son apprentissage se poursuivra en écoutant régulièrement
la radio « WDIA » de Memphis , où Rufus Thomas et BB King
travaillaient comme DJs.
Son père décède, Robert est alors âgé
de 13 ans. A son grand regret, il doit quitter l’école pour aider
sa mère et ses deux jeunes frères. Il travaille alors dans les
champs.
En 1959 il se marrie avec Norene Norman et en 1968 le jeune couple quitte
la campagne pour s’installer à Memphis, ville où il vit
encore, sans Norene, décédée il y a 3 ans.
Robert Belfour arrive à Memphis à l’époque du couvre-feu
imposé dans la ville encore un an après l’assassinat de
Martin Luther King.
Sa conscience politique s’en trouvera changé.
Il trouve un emploi comme ouvrier dans le bâtiment, travaillant pour
« Choctaw Construction » pendant 35 ans et jusqu’à
sa retraite.
Norene devient diabétique quelques années après et Robert
prend un deuxième emploi en tant que veilleur de nuit. Aux Etats-Unis
l’assurance maladie ne couvre que les plus riches.
Dormant trois heures par nuit, les occasions se font rares de toucher sa guitare,
pourtant il développe durant toutes ces années un style incroyablement
personnel avec une technique dont lui seul a le secret. Il lui arrive de ne
pas toucher une guitare pendant un an et plus et de retrouver d’emblée
son secret à la même place et ses doigts sur les bonnes cases.
Longtemps, il ne jouera que chez lui. Dans les années 80 sa femme le
pousse à aller se produire à Handy Park au coeur de Beale Street,
où beaucoup de musiciens de Blues font la manche. Il a honte mais y
va quand même. C’est là qu’on commence à l’appeler
« The Wolfman » (l’homme-loup) à cause de sa façon
de chanter, inspirée du grand Howlin’Wolf. Le légendaire
musicologue et producteur David Evans le remarque et lui fait enregistrer
ses premiers titres puis l’emmène en tournée aux quatre
coins du monde.
En 2000, il signe avec le célèbre label Fat Possum dont la renommée s’est construite sur un catalogue d’artistes du Mississippi, jouant authentique et sans concession. Comme RL Burnside, Robert Belfour commence à avoir une notoriété internationale sur le tard. Ces dernières années il a joué dans les plus prestigieux festivals de musique (Allemagne, Suisse, Australie, Nouvelle-Zélande, Argentine, Venezuela, Pologne, Scandinavie, Canada, France....)
Ses deux derniers albums : « What’s wrong with
you » et « Pushin’ my luck » sont classés meilleures
ventes de disques de Blues aux Etats-Unis.